Les bons contes
font les bons amis…

« La tradition du conte ce n’est pas conserver la cendre chaude des vieux récits, c’est surtout garder la flamme allumée. »

Aussi aujourd’hui les conteurs doivent-ils garder la bouche chaude et la plume alerte pour dire et écrire des contes d’aujourd’hui pour demain. Ce site est principalement dédié à ces nouveaux récits où je tente de raconter, en moins de 5 000 signes, une histoire en miroir avec une œuvre d’art.

Je raconte avec mes mots, ceux du dimanche, des aventures de tous les jours.

J’ai la culture du terroir grâce à ma grand-mère qui habitait la campagne et qui m’a appris dans son verger à croquer les mots comme des fruits

J’ai aussi la culture du trottoir, celle de la ville où je vis. Dans la rubrique « Regard de conteur » de Bourgogne Magazine, venez redécouvrir, tous les deux mois, les nouvelles histoires du prince charmant, de la barbe bleue, de la belle au bois dormant, du chaperon rose… Si « la parole est vie de l’écriture, l’écriture est survie de la parole ». Ces textes se trouvent aujourd’hui réunis dans un numéro collector de Bourgogne magazine, paru en 2012 et intitulé « Reg’art de femmes »

Au début de ma vie de « saltimbanque de la formation » je ne savais pas raconter, ce n’était pas si grave car le public de la ville ne savait pas écouter les histoires des conteurs. Nous avons appris ensemble, depuis nous mêlons nos désirs : celui de parler et d’écouter. J’ai découvert que c’était l’histoire qui devait toujours gagner et que le conteur devait perdre. Le conteur est serviteur, passeur, on doit l’oublier pour que l’histoire reste. Attention une histoire ne meurt pas faute d’être dite elle meurt de ne plus être entendue.

Conférence sur l'art du conteur à l'Institut International d'Etudes Françaises à Strasbourg

Le conte et le conteur sont des passeurs qui chantent depuis toujours le dialogue entre les langues et les cultures. De l’oral à l’écrit, de génération en génération, de pays en pays, le conte s’est toujours enrichi des paroles échangées. Média culturel, support pédagogique, parole migrante, littérature, spectacle vivant, le conte relève toujours, en 2015, le défi de la diversité. Cette langue de l’imaginaire qui a pris la couleur et le parfum de chaque pays continue de nous instruire en nous racontant nos « histoires de famille ». Plus encore qu’à la mémoire utilitaire le conte fait appel à la mémoire affective nous rappelant ainsi qu’à la vérité sociopolitique se superpose la vérité du cœur.

Être toujours le même (avec la petite musique de la parole conteuse) et être toujours différent, c’est le pari que je fais en écrivant ces petits morceaux de vie qui, je l’espère, vous feront sourire, rêver, réfléchir bref vivre. Le lecteur est aussi auteur et je vous souhaite de trouver, vous aussi, votre art du conteur.

« Parole toi bien… »

Jean-Michel Vauchot